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Le Golfe de Gascogne: épisode deux

C'est un nouvel équipage qui me rejoint à Camarinias: Mon ami de longue date, Uli, arrive en compagnie d'un jambon entier! Robert vient en compagnie de Bernard (et vice-versa), quand à Etienne, il rejoint le bateau en la sienne.

L'avitaillement est fait promptement, et nous décidons d'une excursion à Corme (20 milles) le lendemain afin de prendre la bateau en main. Mal de mer et vent forcissant nous font renoncer et nous devons rebrousser chemin et rentrer à Camarinias qui est devenue entre-temps la proie des flammes suite aux incendies de forêt. Nous entrons dans la ria enfumée sous tourmentin et 2 ris!

Le Golfe de Gascogne

La relève de l'équipage est constituée de Bob, Arsène, Laurent et Luis qui nous rejoignent dans l'après-midi et avitaillent le bateau en vue de la traversée du Golfe de Gascogne. Les courants de marée sont forts rendent  le moment peu favorable au passage du redoutable Raz de Sein. Nous appareillons donc pour Morgat histoire de changer de crèmerie et de prendre le bateau en main. Passage impressionnant par le chenal du Toulinguet et entre les Tas de pois vers le cap de la Chèvre.

 

Cherbourg > Camaret

C'est sous le soleil que le Mambo Tango a accueilli Alice, Mark, Denis, Natale et Daniel (le deuxième du nom). Après un avitaillement rondement mené, nous avons appareillé le jour même sous une jolie brise pour un mouillage à l'île anglo-normande d'Aurigny.

 

L'électronique: l'embarquer ou la débarquer?

Parti sur un bateau neuf doté d'une panoplie complète d'électronique embarquée, cette question s'est imposée à moi durant toute une traversée de l'Atlantique. En plus des indispensables GPS et VHF, nous étions équipé d'un Iridium, d'un radar, d'un pilote automatique, d'une centrale de navigation Raymarine et d'un ordinateur avec le logiciel Maxsea.

La mer

De notre coque de noix de 13,50 m par 4,50 m, à perte de vue de l'eau. De l'eau agitée et qui agite sans cesse le bateau, nécessitant une attention permanente dans nos mouvements. Nous ne pouvons déposer un instant un verre ou une tasse. Nos déplacements ressemblent à ceux d'animaux arboricoles qui se tiennent précautionneusement aux branches des arbres qu'ils escaladent. Nos branches sont les mains-courantes, les filières, les lignes de vie, les haubans, les winches. Même assis nous nous arcboutons pour ne pas nous faire désarçonner par une vague plus énergique que les autres. Cet inconfort nous semble peu de choses lorsque nous levons les yeux au-delà de la coque blanche pour contempler l'océan.

 

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